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Deuxième vague, pas deuxième vague, et blablabla

Bon. Fin juin 2020. On regarde la courbe du coronavirus en France, ouf, c’est une gaussienne, tout le monde est content parce qu’on est vers le bas de la courbe, et un pic (un maximum local) a été passé. Ouf ouf « la crise est finie ». Ouf ouf on a été très courageux. Ouf ouf on mérite une belle récompense. Des médailles des badges, et puis surtout, au placard le masque, c’est relou c’est chiant ça gratte.

De toute façon maintenant c’est bon, les médecins ont dormi, les internes ont fait leurs premières semaines dans leur nouveau service, le SAMU est désaturé, ouf ouf si j’ai le virus ben j’irai à l’hôpital et puis voilà, c’est mon droit mon choix.

Contaminer les autres ? J’m’en fous c’est bon ça va. Personne ne saura que c’est moi d’abord. Et puis c’est bon maintenant, y a de la place à l’hôpital.

Alors. Y aura-t-il, y aura-t-il pas, une deuxième vague ?

Docteur Le Savant qui est un grand urgentiste infectiologue dit qu’il n’y aura pas de deuxième vague parce qu’on est tous immunisés parce que les chiffres qu’on a ne sont pas les bons, et parce que Docteur Le Savant, ça fait 30 ans qu’il est médecin, c’est pas à un vieux singe qu’on va apprendre à faire la grimace. La médecine (et le reste), il sait mieux que tous les autres.

Mais quand même y a Professeur Leplufor qui est infectiologue épidémiologiste et qui dit attention il y aura une deuxième vague parce que c’est comme ça que ça c’est passé en 1918 et que lui il sait mieux que tout le monde parce que son grand-père Leplufor était un aussi un épidémiologiste microbiologiste en 1918.

Et puis après y a Docteur Influenceur qui a 100 000 abonnés sur Twitter et qui dit que blablabla blablabla blablabla.

C’est marrant tout ça. De mon côté, mon côté de patiente avec une maladie qui fait « des vagues » depuis 10 ans, à chaque fois que je demande à un médecin ce qui va se passer dans le futur pour moi, je me fais recadrer ni une ni deux : « MADAME je suis médecin je n’ai pas une boule de cristal ! ».

Et maintenant des boules de cristal fleurissent de toutes parts. J’aimerais bien soumettre à tous ces grands experts qui ont sorti leurs super pouvoirs, mon avenir. Qu’est-ce que ce serait pratique. Mais serait-ce vraiment pertinent ?

La maladie imprévisible m’a appris un truc. On ne peut rien prévoir, sauf prévoir l’imprévisible : on sait qu’on ne sait pas ce qui va se passer.

Peut-être ce sera une grosse vague, peut-être une petite vague, peut-être un gros pâté, peut-être un château de sable, peut-être une fonction affine, une fonction escalier, une fonction cube, une sinusoïde au carré, une asymptote, une limite infinie à l’infini.

Je me demande d’où vient cette fascination pour les vagues et autres prédictions plus ou moins mathématiques.

Tout ce que je vois c’est qu’on teste et qu’on trouve du virus. On en trouve plein. Il est toujours là. Pas besoin d’être Madame Irma pour constater ça.

Ni même Docteur Le Savant, Professeur Leplufor, ou Docteur Influenceur.

Le virus est toujours là. Protégeons-nous c’est tout.

PS : il est prouvé scientifiquement qu’on ne sort pas toujours vivant de l’hôpital. Le coronavirus est parfois mortel.

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Le savoir vivre au temps du coronavirus

Bon. Ça y est les gens ressortent un peu. On me demande : « Alors ça y est tu sors ? » Et moi je réponds : « Ça y est, je ne sors plus. » Tiens, mais pourquoi ça ?

Pendant le confinement, il n’y avait personne dans les rues, personne chez le médecin, personne au labo d’analyses, personne au centre d’imagerie. Du moins, pas beaucoup de monde. Quel bonheur d’avoir tout le trottoir pour soi en fauteuil roulant. Quel bonheur de ne pas attendre chez le médecin. Des chaises partout, en veux-tu en voilà.

Et puis ensuite, déconfinement oblige, les gens sont ressortis. Bien sûr, il fallait bien qu’ils sortent. Ça les avait soûlé cet enfermement. Puis fallait qu’ils sortent avec un masque, alors ils étaient vénère intérieurement. Ça gratte ici, ça irrite là, vraiment chiant quoi. Décidément la maladie, comme c’est pénible. Elle nous maintient à la maison, elle nous irrite le visage et le cerveau, parfois même elle tue, et alors on est vraiment triste. Bref, la maladie, « c’est devenu l’affaire de tous ».

Dans un premier temps j’ai pensé : « hummm mais très bien, très bien, les gens vont enfin comprendre ce que c’est que de subir la maladie ».

Et puis j’ai compris ce qui s’est passé vraiment dans les têtes. Ça y est. La maladie, on la subit tous. On doit tous faire la queue pendant des heures à 1 mètre de distance chacun. Ça casse les couilles. Tout ce temps perdu à attendre à faire la queue. En profiter pour méditer ? Foutaises.

Ah tiens, y a un Papy dans la queue. Je l’observe, j’ai le temps, j’ai rien à faire, je ne médite pas. Il a le dos tout courbé. Il regarde par terre. Il a un masque mal mis, ça couvre un peu tout son visage, je ne sais pas s’il va bien. Ses jambes bougent nerveusement même s’il fait du sur place. Il se tortille le dos. Il regarde toujours par terre. PAPY A MAL.

Ah tiens, y a une nana en fauteuil roulant dans la queue. Je l’observe, j’ai le temps, j’ai rien à faire, je ne médite pas. Une jolie gonz sur le fauteuil, elle me fait penser à « ma copine Pauline« .  Elle fait du téléphone avec un seul doigt, elle a les poignets tous tordus. Elle a de la chance avec sa petite chaise roulante qui la suit partout. Elle, au moins, elle n’a pas mal debout, comparé à Papy. Soudain, je la vois qui sort un grand tissu de son sac attaché au fauteuil derrière. Elle recouvre ses jambes avec le tissu, furtivement. Elle s’était FAIT PIPI DESSUS.

Ah tiens, y a un gars avec des béquilles dans la queue. Je l’observe, j’ai le temps, j’ai rien à faire, je ne médite pas. C’est un jeune homme beau et pas gros. Probablement un sportif de haut niveau qui s’est blessé à l’entraînement. Ça ne doit pas lui poser problème à lui, les béquilles, il a de la force. Dans quelques semaines, il sera guéri et il va galoper comme un lapin. Il s’est appuyé contre un petit muret pour continuer à faire la queue avec ses béquilles. Franchement il gère. Ça va bientôt faire une heure qu’on attend, qu’est-ce que c’est lonnnnnng. Et puis soudain, v’là que le jeune avec les béquilles s’en va. Il abandonne la queue. Il hésite quand même. Il n’a pas de volonté ni de détermination, c’est une chochotte. 1h pour lui debout et v’là qui fait son caprice. Il S’EN VA.

OK on a tous un masque, OK on ne se fait plus la bise, OK on fait la queue longtemps à 1 mètre de distance. C’est vrai que d’un coup d’un seul, la maladie nous a mis au garde à vous.
Et ce n’est pas rigolo.

Mais n’oublions pas qu’on n’est pas tous égaux face au virus.

Il n’y a pas seulement les facteurs de risques identifiés comme l’obésité le tabac ou l’hypertention qui fragilisent des gens face aux formes graves de la maladie causée par le virus.

Il y a tous ceux qui souffrent des mesures mises en place pour anticiper le virus, comme la queue. Et on peut les aider.

Dans le monde d’avant, le Papy, le fauteuil roulant, les béquilles, la femme enceinte, n’importe qui qui semblait souffrir sans le dire, on l’aidait. On l’aidait à s’asseoir, on le laissait passer, on lui gardait sa place dans une queue pour qu’il se repose à distance.

Dans le monde d’après, toutes ces petites attentions sont toujours possibles ; et même, elles n’ont jamais été aussi nécessaires.

D’avance, MERCI. Vraiment.

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Cérémonie du 8 mai 2020 au Ministère : masques, gants, mains, cerveaux et tigres !

Mes Chers Compatriotes,

En ce 8 mai 2020, date de commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale en 1945, nous fêtons également aujourd’hui le début de la guerre contre le coronavirus.

Pour préparer cette journée exceptionnelle, mon Ministère du Confinement s’est entretenu longuement durant toute cette semaine, bras de chemise retroussés, prêt à « enfourcher le tigre », selon les termes du Chef de l’État et des Armées, avec les experts suivants :
-une Grande Biologiste
-un Grand Médecin
-un Grand Vétérinaire, puisque quand il s’agit d’enfourcher un tigre mes Chers Compatriotes, il est impératif de prendre AVANT, l’avis de son vétérinaire traitant.

C’est ainsi que, pour fêter ce 8 mai 2020, mon Ministère a décidé d’offrir à tous les français, je dis bien tous, une leçon pédagogique et gratuite sur les gestes barrières, afin que le déconfinement de lundi prochain ne soit pas, un déconfitement.

Concernant les masques :

-le masque propre se place sur le visage par les élastiques ou les attaches que l’on touche avec des mains propres
-il doit couvrir la bouche ET le nez
-il ne doit pas être porté en collier. Le port en collier est acceptable uniquement dans un contexte hors épidémie, par exemple quand en 1945 la vétérinaire limait les dents d’un lapin et qu’en même temps elle souhaitait draguer l’assistant avec un sourire sibyllin.
-on ne doit pas toucher son masque (parce que celui-ci est sale), y compris si on est le président de la République en visite dans une école. Si vraiment on touche son masque, par besoin ou par erreur (errare humanum est comme dirait Édouard), on se lave les mains après.

Et c’est tout ! Incroyable n’est-ce pas ?!

Concernant maintenant les gants :

-les gants ne sont pas l’équivalent du masque, parce qu’on ne respire pas par les mains
-il ne faut pas porter de gants (sauf si votre métier le nécessite) car :
on ne peut pas se laver les gants comme on se lave les mains.

Exemple : le boulanger vend du pain contre de l’argent. Il porte des gants. Rassurant ? Pas forcément ! Vous êtes le premier client, le boulanger enfile des gants, il vous tend la baguette, tout va bien, il n’y a pas sa transpiration sur votre pain. Mais il touche après votre argent, que vous avez touché avant, avec votre transpiration. Donc les gants du boulanger deviennent sales. Et il sert le client suivant avec des gants sales. Donc la baguette suivante est sale. Et caetera, comme dirait Édouard. Sauf si le boulanger change de gants à chaque fois qu’il touche de l’argent.

Concernant maintenant les mains :

-il faut considérer que TOUT ce qui est à l’extérieur de chez vous, ou qui rentre chez vous, TOUT EST SALE. Je passe le pas de ma porte, C’EST SALE.

Exemple : peut-être qu’un voisin a éternué sur la poignée extérieure de ma porte, deux minutes avant que je sorte. C’est peu probable c’est vrai, mais s’il a vraiment éternué, alors le risque d’attraper le virus est très élevé, et comme vous le savez, on peut aisément mourir du virus. Donc TOUT EST SALE.

Sauf…ce qu’on lave ! Comme les mains, qu’on lave avec du gel hydroalcoolique, ou de l’eau et du savon. Ou son corps, ses lunettes, ses cheveux, qu’on lave à la douche. Qui seront propres, tant qu’ils toucheront des choses propres, comme l’intérieur de votre domicile, si vous n’êtes pas porteur du virus.

-sur une très courte période où l’on sait que l’on ne sera PAS déconcentré par un coup de téléphone ou un enfant qui se blesse, il est possible de « garder des mains sales » ou « une seule mains sale ».

Exemple : je sors du taxi, je me rends chez le médecin. J’utilise mon gel hydroalcoolique. J’ouvre le flacon avec mes mains sales, j’en mets sur mes mains, je frotte bien partout, je nettoie au passage l’emballage extérieur du pot de gel. Mes deux mains sont propres. Je vais tout faire pour garder une main propre, une main sale. Je suis droitière, ma main droite sera la sale. Idéalement dans la main gauche donc, la main propre qui ne touchera rien, j’ai laissé une noix de gel. C’est la main sale qui appuie sur les sonnettes, qui ouvre les portes. On peut utiliser ses pieds parfois pour certaines choses (ses coudes non, si on tousse dans son coude). J’arrive à l’accueil du médecin, j’ai une main gauche propre qui renferme du gel, un corps sale, une main droite sale. La main propre avec le gel peut immédiatement laver la main sale. Et les mains propres peuvent farfouiller pour donner la carte vitale, et caetera. Avec toujours en tête le postulat que TOUT EST SALE, sauf ce qu’on lave.

Concernant maintenant le cerveau :

-vous l’aurez compris, pour faire tout ça, il faut rester bien concentré. Au début c’est difficile, après c’est plus facile. Mais attention, parce que quand on est fatigué, c’est plus dur de rester concentré. Vous comprenez maintenant pourquoi des professionnels de santé au contact direct avec des patients infectés pendant des heures fatigantes, mettent leur vie en danger ? Aidons-les !

Une vitre en plexiglas ? restons bien derrière !
1 mètre de distance ? Mettons en 2 ! 

Les consignes d’un professionnel ? Respectons-les !

Les consignes de mon Ministère ? Bénissons-les !

Mes Chers Compatriotes, en ce 8 mai 2020, vous vous préparez à enfourcher des tigres. Mais si vous tous, je dis bien tous, si vous portez des masques et si vous respectez les gestes barrières, alors les tigres et les virus ne vont tueront pas, et nous autres, dans les Grands Ministères, on pourra enfin se la couler douce, en vous regardant faire.

Merci à tous !

Vive Mon Ministère, vive les tigres, et vive la France !

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Comment bien porter un masque (et pourquoi ce n’est pas grave de ne pas savoir avant de lire ça)

Bon. Alors d’habitude j’essaie toujours de vous raconter une petite histoire de mon vécu à l’hôpital et de vous apprendre des trucs en même temps. Cette fois je vous fais rire avec la petite histoire et promettez-moi aussi qu’après vous saurez mettre un masque et vous apprendrez à tout le monde.

Le 30 janvier 2020 j’arrive à l’hôpital pour une hospitalisation à la journée pour démarrer un gros médicament très cher. Le 30 janvier c’est la veille de l’alerte rouge de l’OMS pour la pandémie, mais les hôpitaux, sans que personne dehors de s’en rende compte, sont déjà en alerte. Alors voilà, à peine ai-je passé l’entrée sécurisée de l’hôpital que je me fais de suite repérer comme une terroriste qui hurlerait à tous qu’elle porte une bombe : je tousse à la mort. Je tousse je tousse je tousse et tous me regardent en flippant, me laissent passer partout où ça devient un peu étroit, j’ai l’impression d’être Martin Hirsch en visite sur son territoire. Dans mon service, très vite on me tend un masque, et très vite tous se collent un masque. A l’époque, il n’y avait pas de covid dans cet hôpital en théorie, donc personne en masque systématique comme maintenant. On me fait tous les soins avec mon masque, je ressors de l’hôpital avec mon médicament et le premier masque de ma vie sur la tête, autrement dit, je suis très fière.

15 jours après rebelote, même hôpital, même toux qui impressionne que j’ai l’impression d’être Martin Hirsh qui se re-déplace. Consultation cette fois. Petite salle d’attente, grosse toux. Le médecin sait que je suis là avant même qu’on m’annonce (l’effet Martin Hirsh), puis viens me chercher masqué, et me tend un masque pour moi. Je gagne le 2ème masque de ma vie. Alors que des français commencent à faire des réserves en pharmacie. Je mets le masque et la consultation commence. Et là boum, le Docteur de m’interrompre sec :

« Madame Leroux attendez, mettez-le correctement le masque s’il-vous-plaît, parce que si je tombe malade je ne peux plus travailler. »
Moi : « Ah oui pardon, mais c’est qu’on ne m’a jamais appris à mettre un masque moi. »
Le Docteur : « Ah bon ?! Eh bien on serre bien la petite barrette au dessus du nez pour l’ajuster, on descend bien le masque sous le menton, et ensuite on ne touche plus jamais au masque ou bien on se lave les mains. »

Mais que le Dieu de l’humanité bénisse ce Grand Docteur. Ce jour-là je suis sortie de l’hôpital en sachant mettre un masque, autrement dit, très fière.

Hier, dimanche 3 mai, une fois n’est pas coutume je regarde le JT de 20h, TF1. Probablement une heure et une chaîne de grande audience. Quel n’est pas mon plaisir de m’apercevoir que enfin, malgré les gros couacs de notre gouvernement, les français ont très bien compris l’utilité des masques. Quelle n’est pas ma déception en revanche de m’apercevoir que, n’ayant pas eu la chance d’avoir le même grand Docteur que moi, bon nombre de gens ne savent pas porter le masque, y compris des professionnels de santé.

J’avais déjà compris depuis bien longtemps que mon Docteur du 15 janvier était un Docteur génial. Je le sais encore plus maintenant. Donc, pour tous, je répète les enseignements de mon Docteur :

-le masque c’est au-dessus du nez parce que le nez aussi respire, si possible, ajusté

-le masque c’est en-dessous de la bouche, si possible, ajusté

-on ne touche pas son masque parce qu’il est sale autant sur la face externe que sur la face interne ; si besoin de le toucher on se lave les mains immédiatement

-le masque en collier ce n’est pas comme la casquette à l’envers. Vous ne serez jamais un beau gosse du masque ni un rebelle du masque avec le masque en collier. Pour rester beau gosse ou rebelle (si besoin), masque et grosse chaîne en or, masque et casquette à l’envers, ne sont pas incompatibles.

Faites passer le message ! Merciiiiiii !

 

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S’il-vous-plaît…dessine-moi la guerre.

Bon. Petite, avec les premiers cours d’histoire, j’ai commencé à avoir super peur de la guerre. A 8 ans, je demandais régulièrement à mes parents : « Mais vous êtes sûrs qu’il n’y aura pas la guerre ? » Je leur disais que moi j’avais trop peur de la guerre et que je ne supporterais pas de vivre avec. Mes parents me disaient : « Mais non rassure-toi, il n’y aura plus jamais la guerre. Ce sont des erreurs du passé. Maintenant les adultes ont compris. »

Ouf. C’était bon pour moi. J’ai donc grandi avec l’idée que je ne vivrais jamais la guerre. Même il y a quelques semaines de cela, je me disais que ouf je mourrais sans avoir connu la guerre, que j’étais chanceuse, parce que je sais bien qu’à certains endroits du globe il y a la guerre. Même sous le nez des enfants.

Ça, c’était hier.

Puis il y a eu « la guerre » d’Emmanuel Macron. Des gens étaient pas contents avec le mot « guerre ». C’est vrai qu’aujourd’hui c’est pas vraiment la même guerre que celle qui me faisait peur quand j’étais petite. A l’époque j’avais peur du mal que se faisaient les gens entre eux, de la peine causée par la mort, du gâchis. Bon en fait donc, aujourd’hui c’est un peu la guerre aussi.

Je suis allée voir la définition du mot « guerre » dans le Littré. C’est le sens 11, dit figuré, qui dit que la guerre c’est : « Toute espèce de débat, de démêlé, de lutte. » Bon alors oui aujourd’hui, c’est la guerre aussi.

Hier, vraiment hier, alors que j’essayais de me distraire avec mon smartphone d’adulte pour m’endormir, je suis tombée sur ces mots de l’Organisation Mondiale de la Santé : « Le 30 janvier, nous déclarons l’état d’urgence le plus élevé pour le COVID19. Le 30 janvier, il y avait seulement 82 cas en dehors de Chine. Pas de cas en Amérique Latine. Pas de cas en Afrique. Seulement 10 cas en Europe. »

Le 30 janvier 2020, c’était hier. 

Alors que le 24 octobre 1945 donnait naissance à l’Organisation des Nations Unies, la même année que l’armistice, pour un « plus jamais ça », alors qu’avril 1948 donnait naissance à l’Organisation Mondiale de la Santé, agence spécialisée de l’ONU pour la santé publique, le monde d’avril 2020 est en guerre.

Alors que le 30 janvier, « seulement 10 cas en Europe ».

Aujourd’hui, la France retient son souffle devant un Premier Ministre, pour l’écouter parler d’une guerre que des adultes comme lui ont laissé s’installer, malgré les mises en gardes répétées des instances de paix.

Aujourd’hui 211 000 décès dans le monde. Hier, « 10 cas en Europe ». Demain, combien ?

Et moi de repenser à l’enfant à qui on avait promis : « Il n’y aura plus jamais de guerre, les adultes ont compris ».

L’enfant de 8 ans est toujours là ; comme si c’était hier.

 

 

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Pourquoi en France on tergiverse autant sur les masques ?

Pourquoi ?

Pourquoi en France ?

Il y a eu les courbes du canard enchaîné.

Il y a eu une porte-parole de gouvernement qui ne savait pas mettre un masque. Et après tout pourquoi pas. Mais ça s’apprend. Et ce n’est pas trop compliqué.

Il y eu un Ministre de la Santé qui disait que le port du masque ne se justifiait pas. Mais on peut se tromper, on peut le dire, ce n’est pas grave de faire des erreurs. On rappelle le célèbre « je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien » de Socrate.

Il y eu le SRAS en 2002 en Asie. Maintenant à Taïwan, ne pas porter de masque en sachant le risque de contagion d’un virus mortel est tout simplement considéré comme un homicide. Tout simplement. Un homicide. Transporter en connaissance de cause un virus qui tue. Un homicide.

Il y a eu le maire de Sceaux raillé pour la couleur de son masque, et répudié par le Conseil d’État pour avoir voulu protéger sa population.

Il y a eu le maire de Joué-les-Tours, qui a publié en gros en rouge en page d’accueil du site internet de la mairie « La Ville de Joué-lès-Tours achète des masques en tissu pour tous les Jocondiens. »

Enfin, il y a eu 4 médecins et un site internet : https://stop-postillons.fr. Des EAP. Des Ecrans-Anti-Postillons, pour ne pas dire des « masques ». C’était un boulevard d’invitation au rattrapage pour le gouvernement français. Les « masques » pour les soignants, les « EAP » pour la population générale. La sémantique au service de la santé. Un site internet apolitique, solide scientifiquement. Un site protecteur. Des faits. Des patrons de masques. Académie de Médecine et autres sociétés savantes à l’appui.

Dans le monde entier on porte des masques, et en France, on continue de théoriser sur leur utilité.

Malheureusement, on n’est plus au siècle des Lumières, mais bien en train de s’inscrire dans un siècle très sombre.

Il semble urgent de ne plus se voiler la face, et de enfin masquer son visage.

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De la beauté de la communication du Directeur Général de l’OMS

Bon. Comme vous le savez peut-être, sinon sachez-le, c’est l’algorithme de Twitter qui gouverne toute la diplomatie mondiale dans la réponse humaine au coronavirus. En effet, le Raoult français, ou plutôt le Raoult indépendantiste des Bouches-du-Rhône, inconnu de Twitter avant mars 2020, est déjà à 365 200 abonnés, ce qui est probablement un record dans l’ascension du nombre d’abonnés (le cacou gagne des followers à la même vitesse que le virus contamine, allez savoir pourquoi). A titre de comparaison, le Ministère de la Santé français est seulement à 207 600 abonnés, pour un compte Twitter ouvert en janvier 2010.

Ce pouvoir de Twitter, talonné par celui de YouTube, c’est celui-même qui fait que le président brésilien Bolsonaro veut inonder les brésiliens de chloroquine, sans aucun fondement scientifique associé à l’intérêt de ce médicament dans le covid, avec les certitudes que l’on a sur ses effets secondaires dramatiques. Ça fait penser au fameux dicton repris par un autre cacou, Donald Trump : « We cannot let the cure be worse than the disease » (= on ne peut pas envisager un traitement qui serait pire que la maladie). Comme quoi, on se mord la queue dans tous les sens entre cacous sur Twitter.

Ce pouvoir excessif des algorithmes, il a été entre autres mis en lumière par Dominique Cardon dans « Le pouvoir des algorithmes », ou dans l’ouvrage d’Aurélie Jean « De l’autre côté de la machine ».

Mais donc, je voulais vous parler de Docteur Tedros, le directeur général de l’OMS, qui lui aussi a un compte Twitter of course, mais qui est tout sauf un cacou. Alors que dans un contexte de pandémie inédit, le cacou de Trump décidait de suspendre mercredi 15 avril le financement de l’OMS par les États-Unis, le Docteur Tedros s’est alors mis est tweeter des mots. Des mots solo, rien que des mots. Qui contrastent vraiment avec les chiffres, rien que des chiffres, qui sont égrainés dans toutes nos oreilles en ce moment.

Solidarity.
Humanity.
Unity.
Love.
Stronger Together !
Values.
Confidence.
Humility.
Courage.
Perseverance.
Love & Solidarity.
Join the One world: Together at Home!
This too shall pass. Let’s fight in unison.
One world: together at home. Thank you to all our frontline health workers.
What a Wonderful World. Together!
Yes to solidarity.
Yes to unity.

Traduit, ça donne en français :

Solidarité.
Humanité.
Unité.
Amour.
Plus forts ensemble !
Valeurs.
Confiance.
Humilité.
Courage.
Persévérance.
Amour et Solidarité.
Rejoignez le monde uni : ensemble à la maison !
Tout ça devrait passer. Luttons à l’unisson.
Un monde uni : ensemble à la maison. Merci à tous nos professionnels de santé en première ligne.
Quel monde Merveilleux. Ensemble !
Oui à la solidarité.
Oui à l’humanité.

To be continued…

On attend la suite avec impatience !

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Le discours du président décrypté et commenté, ses fautes d’orthographe corrigées

Françaises, Français, 

Mes chers compatriotes,

Nous sommes en train de vivre des jours difficiles. 

Ah bon ?

Nous ressentons tous en ce moment la peur, l’angoisse pour nos parents, pour nous même face à ce virus redoutable, invisible, imprévisible. 

Eh non, pas que pour nos parents. Des JEUNES en bonne santé aussi meurent. Ce sont les faits.

La fatigue et la lassitude pour certains, le deuil et le chagrin pour d’autres. 

La fatigue pour ceux qui travaillent ou bénévolent.
La lassitude pour ceux qui n’ont pas encore compris que le temps n’était pas à la lassitude mais bien à l’action, même depuis son domicile.

Cette période est encore plus difficile à vivre lorsqu’on habite à plusieurs dans un appartement exigu, lorsqu’on ne dispose pas chez soi des moyens de communications nécessaires pour apprendre, se distraire, échanger. Encore plus difficile à vivre lorsque les tensions sont là, que les risques de violence dans la famille scandent le quotidien et nous mesurons tous, dans cette période, la solitude et la tristesse de nos aînés. 

Ceux qui ont une télé ou un ordi ou une radio ou un téléphone sont ok.
Ceux qui vivent dans la rue se sont toujours débrouillés sans l’Etat, malheureusement.
On apprendra et on se distraira plus tard. Maintenant il convient d’être concentré.
Les violences familiales OUI ATTENTION (pour les enfants le 119, pour les femmes et les voisins le 3919).

Et pourtant, grâce à nos efforts, chaque jour nous avons progressé. Nos fonctionnaires et personnels de santé, médecins, infirmiers, aides-soignants, ambulanciers, secouristes, nos militaires, nos pompiers, nos pharmaciens ont donné dans cette première ligne toute leur énergie pour sauver des vies et soigner. Ils ont tenu. Les hôpitaux français ont réussi à soigner tous ceux qui s’y présentaient. Ces journées, ces semaines ont été et resteront l’honneur de nos soignants, en ville comme à l’hôpital. 

Grâce à LEURS efforts.
Ils ont donné sans protection, sans dormir, au péril de leurs propres vies.
Ils n’ont PAS réussi à soigner tous ceux qui se présentaient à l’hôpital.
Les soignants continueront de souffrir encore longtemps.

Dans la deuxième ligne, nos agriculteurs, nos enseignants, nos chauffeurs routiers, livreurs, électriciens, manutentionnaires, caissiers et caissières, nos éboueurs, personnels de sécurité et de nettoyage, nos fonctionnaires, nos journalistes, nos travailleurs sociaux, nos maires et élus locaux et j’en oublie tellement aidé par tant de Français qui se sont engagés. Tous ont permis à la vie de continuer au fond. 

OUI !

Et chacun d’entre vous, dans ce que j’ai appelé cette troisième ligne, chacun d’entre vous par votre civisme, en respectant les règles de confinement, grâce aussi à la vigilance de nos policiers et de nos gendarmes, vous avez fait que l’épidémie commence à marquer le pas. 

OUI !

Les résultats sont là. Plusieurs régions ont pu être épargnées. Depuis quelques jours, les entrées en réanimation diminuent. L’espoir renaît. 

OUI.
L’espoir : 1% , noyé dans 99% de colère.

Et je veux ce soir vous remercier très chaleureusement pour ce dévouement et vous dire toute ma reconnaissance. 

De rien. Combien d’argent tu donnes ?

Alors, étions-nous préparés à cette crise ? A l’évidence, pas assez mais nous avons fait face en France comme partout ailleurs. Nous avons donc dû parer à l’urgence, prendre des décisions difficiles à partir d’informations partielles, souvent changeantes, nous adapter sans cesse, car ce virus était inconnu et il porte encore aujourd’hui beaucoup de mystères. 

Alors, étions-nous préparés à une crise sanitaire ? NON. Les hôpitaux étaient déjà à bout de souffle avant le virus. C’est pas faute de l’avoir manifesté.
« Nous avons pris des décisions changeantes » parce que des petits loubards pensent encore à leurs intérêts personnels plutôt qu’au bien commun.

Le moment, soyons honnêtes, a révélé des failles, des insuffisances. Comme tous les pays du monde, nous avons manqué de blouses, de gants, de gels hydro alcooliques. Nous n’avons pas pu distribuer autant de masques que nous l’aurions voulu pour nos soignants, pour les personnels s’occupant de nos aînés, pour les infirmières et les aides à domicile. 

« Comme tous les pays du monde » : trop facile. D’autres pays font beaucoup mieux que nous. Regardons-les enfin ! Imitons-les vite ! (mes yeux vers le Portugal…)

Dès l’instant où ces problèmes ont été identifiés, nous nous sommes mobilisés – Gouvernement, collectivités locales, industriels, associations – pour produire et pour acquérir le matériel nécessaire. Mais je mesure pleinement que, lorsque l’on est au front, il est difficile d’entendre qu’une pénurie mondiale empêche les livraisons. 

Non. Des entreprises qui pourraient fabriquer du matériel utile au bien commun restent au chômage technique parce que c’est plus simple pour elles.

Les commandes sont désormais passées. Surtout, nos entreprises françaises et nos travailleurs ont répondu présent et une production, comme en temps de guerre, s’est mise en place : nous avons réouvert des lignes pour produire et nous avons réquisitionné. 

Les commandes ont été passées quand ? C’est quoi ce « désormais » ?
« Réquisitionné » ? qui quoi quand ?

D’ici trois semaines, nous aurons, imaginez-le, multiplié par cinq la production de masques pour nos soignants en France et nous aurons produit 10 000 respirateurs supplémentaires de plus sur notre sol. Ces respirateurs si précieux en réanimation.

Hop là je corrige tes fautes Manu : multipliE
Je ne les corrigerai pas toutes, pour que les français constatent que même toi tu es mauvais élève.
x 5 la production de masques ?
0 x 5 = 0 donc en effet tout va bien
10 000 respirateurs ? il en faut beaucoup plus et aussi des humains pour les utiliser.

Grâce à ces efforts, nous saurons faire face et nous allons continuer à distribuer davantage d’équipements. 

Où prendra-t-on les humains ?

Mais comme vous, j’ai vu des ratés, encore trop de lenteur, de procédures inutiles, des faiblesses aussi de notre logistique. Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu, quand il s’agira de nous réorganiser. 

Rendez-vous au procès.

Ces dernières semaines, soyons aussi justes avec notre pays, ont été marqué par de vraies réussites : le doublement du nombre de lits en réanimation, ce qui n’avait jamais été atteint, les coopérations inédites entre l’hôpital, les cliniques privées et la médecine de ville, le transfert de patients, vers les régions les moins touchées, mais aussi vers le Luxembourg, la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche, que je remercie, la mise en place de l’enseignement à distance, l’organisation de chaînes de solidarité dans nos communes, la réussite de tous ceux qui nous ont nourris durant ces semaines sans rupture, avec engagement, le rapatriement de plusieurs dizaines de milliers de ressortissants français et européens depuis des pays du monde entier et le soutien aux Français de l’étranger. 

On est vraiment trop généreux d’envoyer des français se faire soigner à l’étranger. On ne reconnaît surtout pas que c’est parce qu’on est sous l’eau. On noie ça dans des auto-congratulations de réussite apparentées à de la grosse branlette.

Très souvent, ce qui semblait impossible depuis des années, nous avons su le faire en quelques jours. Nous avons innové, osé, agit au plus près du terrain, beaucoup de solutions ont été trouvées. Nous devrons nous en souvenir car ce sont autant de forces pour le futur. 

Garde des forces pour le futur oui. Toi et tous les responsables irresponsables.

Mes chers compatriotes, si je tenais à m’adresser à vous ce soir, après avoir largement consulté ces derniers jours, c’est pour vous dire en toute transparence ce qui nous attend pour les prochaines semaines et les prochains mois. 

Visiblement t’as pas assez consulté. Essaye-encore.

L’espoir renaît, je vous le disais, oui, mais rien n’est acquis. Dans le Grand Est comme en Ile de France, les services hospitaliers sont saturés. Partout, en Hexagone comme dans les outre-mer, le système est sous tension et l’épidémie n’est pas encore maîtrisée. 

Ah oui ?

Nous devons donc poursuivre nos efforts et continuer d’appliquer les règles. Plus elles seront respectées, plus nous sauveront de vies. 

Quelles règles ?

C’est pour cela que le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai. C’est durant cette période, le seul moyen d’agir efficacement. 

Rassure-nous. Le 11 mai 2021 ?

C’est la condition pour ralentir encore davantage la propagation du virus, réussir à retrouver des places disponibles en réanimation et permettre à nos soignants de reconstituer leurs forces. Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d’être civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir. 

Les soignants vont reconstituer leurs forces avec quoi ? de la cocaïne ?

Je mesure pleinement, en vous le disant, l’effort que je vous demande. Durant les 4 semaines à venir, les règles prévues par le gouvernement devront continuer d’être respectées. Elles sont en train de montrer leur efficacité et ne doivent être ni renforcées ni allégées, mais pleinement appliquées. Je demande à tous nos élus, dont je sais l’importance dans cette période, je demande à tous nos élus, comme la République le prévoit en cette matière, d’aider à ce que ces règles soient les mêmes partout sur notre sol. Des couvre-feux ont été décidés là où c’était utile mais il ne faut pas rajouter des interdits dans la journée. 

Elles ne doivent pas être « renforcées » ? Tu tues en disant ça. C’est simple comme bonjour.

Pour notre vie quotidienne, il faut continuer lorsque nous sortons à appliquer les « gestes barrières » : nous tenir à distance et nous laver les mains. Je veux aussi vous rappeler que tous ceux qui ont une maladie chronique ou souffrent d’autres maladies doivent pouvoir continuer à consulter leur médecin. Car il n’y a pas que le virus qui tue : l’extrême solitude, le renoncement à d’autres soins peuvent-être aussi dangereux. 

Tu penses vraiment que tu nous protèges assez pour qu’on sorte, nous les malades chroniques ? On est en sursis permanent. Chaque décision faible est une mise en danger immédiate de nos vies. Tu signes nos certificats de décès à l’avance.

Je souhaite aussi que les hôpitaux et les maisons de retraite puissent permettre d’organiser pour les plus proches, avec les bonnes protections, la visite aux malades en fin de vie afin de pouvoir leur dire adieu. 

Mais que tu es magnanime. Nos proches meurent par ta faute, mais on aura le droit de leur faire un petit coucou revêtus du matériel des soignants. Mais que tu es magnanime. Si je meurs je ne veux pas qu’on vienne me faire coucou. Le personnel soignant me donnera la force de partir en paix, comme il le fait si souvent et si généreusement. Mes proches ne viendront pas me faire coucou, ni moi vivante ni moi morte, je les ai déjà prévenus. Ce serait encore mettre des humains en danger. 

Durant cette phase de confinement, le pays continue à vivre, et heureusement. Certaines activités sont interdites, car incompatibles avec les règles sanitaires. Pour tous les autres secteurs économiques, quand la sécurité des travailleurs et des entrepreneurs est bien garantie, ils doivent pouvoir produire et l’ont largement fait depuis maintenant un mois. 

On continue de vivre mais c’est dans la peur de tes décisions minables et leurs conséquences désastreuses.

Pour tous ceux qui doivent-être aidés durant cette période, les mesures de chômage partiel pour les salariés et de financement pour les entreprises, seront prolongées et renforcées. Elles sont inédites et protèges d’ores et déjà plus de 8 millions de nos salariés et nombre de nos entreprises.

Hop deuxième faute d’orthographe corrigée. Appelez-moi l’Elysée, je suis bénévole, pour tous les français, TOUS.

Pour les artisans, les commerçants, les professions libérales et les entrepreneurs, le fonds de solidarité apporte une première réponse mais je sais votre angoisse, je l’ai entendu, je l’ai lu : les charges qui continuent de tomber, les traites, les loyers, les emprunts, c’est pourquoi j’ai demandé au Gouvernement d’accroître fortement les aides, de les simplifier, pour vous permettre de surmonter cette période. Je souhaite que les banques puissent décaler toutes les échéances beaucoup plus massivement qu’elles ne l’ont fait et les assurances doivent être au rendez-vous de cette mobilisation économique. J’y serai attentif.

Quand tu dis « attentif », on n’y croit plus. Soit plus clair.

Il y a donc un travail dans les prochains jours à poursuivre pour vous consolider économiquement dans cette période.

Tu travailles ? ou bien tu vas au théâtre chez Raoult ?

Rapidement, un plan spécifique sera mis en œuvre pour les secteurs qui, comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, la culture et l’événementiel, seront durablement affectés. Des annulations de charges et des aides spécifiques seront mises en place.

BIEN.

Pour les plus fragiles et les plus démunis, ces semaines sont aussi très difficiles. Je veux remercier les maires, les élus locaux, les associations qui se sont fortement mobilisés aux côtés du Gouvernement. Et j’ai demandé à celui-ci d’aller plus loin là aussi et de verser sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels. Les étudiants les plus précaires vivants parfois loin de leurs familles, en particulier lorsque celles-ci viennent d’outre-mer, seront aussi aidés.

En effet, heureusement que les maires sont là pour rattraper les bêtises du gouvernement.

Dès mercredi, le Conseil des ministres décidera des moyens financiers nouveaux et le Gouvernement apportera toutes les réponses nécessaires à chaque fois qu’il le faudra. 

Fais dès aujourd’hui. Arrête de repousser.

Le 11 mai prochain, mes chers compatriotes, sera donc le début d’une nouvelle étape. Elle sera progressive, les règles pourront être adaptées en fonction de nos résultats car l’objectif premier demeure la santé de tous les Français. 

Rassure-nous. Le 11 mai 2021 ?

A partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées. 

C’est là que j’avale un premier Xanax. Vous le voyez gros comme une maison le deuxième pic épidémique ? ou il vous faut des jumelles ?

C’est pour moi une priorité car la situation actuelle creuse des inégalités. Trop d’enfants, notamment dans les quartiers populaires et dans nos campagnes, sont privés d’école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents. Dans cette période, les inégalités de logement, les inégalités entre familles sont encore plus marquées. C’est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes. Le Gouvernement, dans la concertation, aura à aménager des règles particulières : organiser différemment le temps et l’espace, bien protéger nos enseignants et nos enfants, avec le matériel nécessaire. 

Parce que tu crois que les enfants des quartiers populaires commencent à souffrir des inégalités seulement maintenant ? Tu crois ?!?
Donc on va tuer des gens pour que tous les enfants sachent écrire sans fautes d’orthographe ? Même toi, tu es président, et tu fais des fautes d’orthographe. Alors remballe tes idées criminelles, et vite.

Pour les étudiants de l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement jusqu’à l’été. Le Gouvernement précisera pour chacun la bonne organisation qui sera nécessaire, en particulier pour les examens et les concours. 

Des gens meurent mais on se préoccupe des redoublements d’un an dans les études. Tout va bien ?

Le 11 mai, il s’agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services. Le Gouvernement préparera sans délai ces réouvertures avec les partenaires sociaux pour que des règles soient établies afin de protéger les salariés au travail. C’est la priorité. 

C’est là que j’avale un second Xanax. « C’est la priorité ».

Les lieux rassemblant du public, restaurants, cafés et hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacles et musées, resteront en revanche fermés à ce stade. Les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet prochain. La situation sera collectivement évaluée à partir de mi-mai, chaque semaine, pour adapter les choses et vous donner de la visibilité. 

On commencera à tuer à partir du 11 mai. Mais pour que ça ne ressemble pas à de l’extermination de masse on ne tuera pas les foules avant la mi-juillet.

Pour leur protection, nous demanderons aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées, en situation de handicap sévère, aux personnes atteintes de maladies chroniques, de rester même après le 11 mai confinées, tout au moins dans un premier temps. Je sais que c’est une contrainte forte. Je mesure ce que je vous demande et nous allons, d’ici le 11 mai, travailler à rendre ce temps plus supportable pour vous. Mais il faudra essayer de s’y tenir pour vous protéger, pour votre intérêt.

A votre service mon bon Monsieur. Les fragiles on restera confinés mais chaque personne qui nous aidera nous apportera le virus à domicile. Ou bien les personnes qui nous aideront mourront. Tout ça pour notre intérêt ?
 
Nous aurons à partir du 11 mai une organisation nouvelle pour réussir cette étape. L’utilisation la plus large possible des tests et la détection est une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement. 

Les même tests que ceux qui donnent un paquet de faux négatifs ?

D’ici là et dans les prochaines semaines, nous allons continuer d’augmenter le nombre de tests faits chaque jour. C’est ce qui, depuis 15 jours, est fait. Durant les semaines à venir, j’ai demandé que ces tests, soient d’abord pratiqués sur nos aînés, nos soignants et les plus fragiles. Et que nous puissions continuer de mobiliser partout tous les moyens de faire des tests, c’est-à-dire tous les laboratoires publics et tous les laboratoires privés.

LOL

Le 11 mai, nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes. Nous n’allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, cela n’aurait aucun sens. Mais toute personne ayant un symptôme doit pouvoir être testée. Les personnes ayant le virus pourront ainsi être mises en quarantaine, prises en charge et suivies par un médecin. 

C’est faux. Tu ne sais pas combien auront des symptômes. Tu continues de mentir.
Et SI, ça aurait du sens de tester tout le monde. Mais tu ne maîtrises rien.

Pour accompagner cette phase, plusieurs innovations font l’objet de travaux avec certains de nos partenaires européens, comme une application numérique dédiée qui, sur la base du volontariat et de l’anonymat, permettra de savoir si, oui ou non, l’on s’est trouvé en contact avec une personne contaminée. Vous en avez sûrement entendu parler. 

Une application ? on s’en fout d’une application numérique ! On veut des masques !! Le virus n’est pas numérique !!

Le Gouvernement aura à y travailler, il ne faut négliger aucune piste, aucune innovation. Mais je souhaite qu’avant le 11 mai, nos Assemblées puissent en débattre, et que les autorités compétentes puissent nous éclairer. Cette épidémie ne saurait affaiblir notre démocratie, ni mordre sur quelques libertés.

Qu’est-ce qu’on fait des masques en tissu ? (lien très précieux ici)
 
Jusqu’à nouvel ordre, nos frontières avec les pays non-européens resteront fermées. 

Ça nous arrange bien. On repense aux victimes au large de la Grèce ? Juste avant le gros début du covid ?
Et c’est quoi l’Europe aujourd’hui ? Sérieusement ? Vraie question.

Nous déploierons ensuite tous les moyens nécessaires à la protection de la population. En complément des « gestes barrière » que vous connaissez bien et qu’il vous faudra continuer à appliquer, l’Etat à partir du 11 mai en lien avec les maires devra permettre à chaque Français de se procurer un masque grand public. Pour les professions les plus exposées et pour certaines situations, comme dans les transports en commun, son usage pourra devenir systématique. 

Tu parles ENFIN du port du masque. Mais bien trop tard dans ton discours, et bien trop tard dans le temps. En même temps que tu discoursais le lundi de Pâques, le Portugal, ce petit pays de merde pour lequel on ne comprend toujours pas pourquoi il s’en sort si bien, décidait du port du masque (tous types de masques) dans tous les lieux publics.
Mais pourquoi diable ce petit pays de merde s’en sort-il si bien ? ça doit vraiment être une explication géographique.

Ce sera possible grâce à nos importations et grâce à la formidable mobilisation d’entrepreneurs et de salariés partout sur le territoire pour produire massivement ce type de masques.

Des entreprises qui pourraient produire sont encore à l’arrêt. Qui/quoi va les inciter à travailler ?

Le Gouvernement présentera d’ici 15 jours, sur la base de ces principes, le plan de l’après 11 mai et les détails d’organisation de notre vie quotidienne. 

« 15 jours » ? encore les fameux « 15 jours » ? Mais vous dormez ou quoi ? Les soignants ne repoussent rien à 15 jours, eux.

Des points de rendez-vous réguliers se tiendront pour que nous puissions adapter les mesures prises et ensemble décider de manière régulière d’ajuster les choses. 

Parfait.

Alors à quelle échéance, dès lors, peut-on espérer entrevoir la fin définitive de cette épreuve ? Quand pourrons-nous renouer avec la vie d’avant ? Je sais vos questionnements, je les partage. Ils sont légitimes. J’aimerais tellement pouvoir tout vous dire et vous répondre sur chacune de ces questions. Mais en toute franchise, en toute humilité, nous n’avons pas de réponse définitive à cela.

En effet. Et les gens l’ont bien compris maintenant. Même ceux qui ne connaissaient pas le mot croquignolesque. Donc arrête de nous prendre pour des demeurés.
 
Aujourd’hui, d’après les premières données qui seront prochainement affinées par ce qu’on appelle les tests sérologiques, une très faible minorité de Français ont contracté le Covid-19. Ce qui veut dire que nous sommes loin de ce que les spécialistes appellent l’immunité collective, c’est-à-dire ce moment où le virus arrête de lui-même sa circulation parce que suffisamment d’entre nous l’avons eu. 

L’OMS informe que l’immunisation ne fonctionne pas comme on pourrait le croire. On ne sait pas pourquoi. Tu dis donc n’importe quoi.

C’est pourquoi la première voie pour sortir de l’épidémie est celle des vaccins. Tout ce que le monde compte de talents, de chercheurs y travaille. La France est reconnue en la matière et a d’excellentes ressources parce que c’est sans doute la solution la plus sûre, même s’il faudra plusieurs mois au moins pour la mettre en œuvre. Notre pays investira encore plus massivement dans la recherche et je porterai dans les prochains jours une initiative avec nombre de nos partenaires en votre nom pour accélérer les travaux en cours. 

Troisième faute d’orthographe corrigée.
Vas-y investi dans la recherche. On veut voir ça. Merci.

La seconde voie, ce sont les traitements. Nous y travaillons depuis le premier jour. Il y a eu, je le sais, beaucoup de débats dans le pays. Toutes les options sont explorées et notre pays est celui qui a engagé le plus d’essais cliniques en Europe. J’ai tenu moi-même à comprendre chacune des options possibles, à m’assurer que tout était essayé dans les meilleurs délais et avec rigueur. Il ne s’agit pas de donner un traitement si on n’est pas sûr mais de procéder à tous les essais cliniques pour que toutes les pistes soient poursuivies. Et croyez-le, nos médecins, nos chercheurs travaillent d’arrache-pied. Aucune piste n’est négligée, aucune piste ne sera négligée. Je m’y engage. 

Dis-le que dans un essai clinique il y a des règles très strictes à respecter. Qu’on doit pas faire n’importe comment comme Raoult. Dis-le.

Voilà, ce soir je partage avec vous ce que nous savons et ce que nous ne savons pas. Nous finirons par l’emporter mais nous aurons plusieurs mois à vivre avec le virus. Avec humilité, il nous faut aujourd’hui décider et agir en tenant compte des incertitudes avec lucidité, oui, parce que regardez l’Asie, où le virus semblait avoir été vaincu et il revient dans de nombreux pays qui, à nouveau, décident de refermer leurs économies. Il nous faut donc procéder avec calme et courage. 

Tu as partagé beaucoup de conneries quand même. Consulte-moi avant le prochain si tu veux. Je suis à ta dispo.

Mais ce que je sais, ce que je sais à ce moment, mes chers compatriotes, c’est que notre Nation se tient debout, solidaire, dans un but commun. 

Qui est debout exactement ? Les statues des Marianne en pierre ? Sur quoi se reposent nos soignants, nos travailleurs, pour rester debout ?

On disait que nous étions un peuple indiscipliné, et voilà que nous respectons des règles, des disciplines parmi les plus rigoureuses jamais imposées à notre peuple en temps de paix. 

Fais gaffe quand même. Ça risque de piquer les yeux d’indiscipline quand on pourra te montrer comme on est pas contents.

On disait que nous étions un peuple épuisé, routinier, bien loin de l’élan des fondations, et voilà que tant d’entre vous rivalisent de dévouement, d’engagement face à l’inattendu de cette menace. 

Laisse tomber ces palabres. Personne n’est dupe. On ne se bat pas par plaisir. On préférait la routine.

Nous voilà tous solidaires, fraternels, unis, concitoyens d’un pays qui fait face. Concitoyens d’un pays qui débat, qui discute, qui continue de vivre sa vie démocratique, mais qui reste uni. Et je veux ce soir partager avec vous, au cœur de l’épreuve, cette fierté. 

Unis ? Ce n’est pas en disant à un peuple qu’il est uni qu’on va l’unir. L’injonction d’unité à un peuple désuni (ce fait est un secret pour personne) a probablement même l’effet inverse.

Cette certaine idée qui a fait la France est bien là, vivante et créatrice. Et cela doit nous remplir d’espoir. 

Espoir qu’on te pardonne ? A toi et aux autres ? (lien mediapart précieux)

Durant les semaines à venir, le Gouvernement, le Parlement, notre administration, avec nos maires et nos élus locaux, auront à préparer la suite. Pour ce qui me concerne, je tâcherai de porter en Europe notre voix afin d’avoir plus d’unité et de solidarité. Les premières décisions ont été dans le bon sens et nous avons beaucoup poussé pour cela, qu’il s’agisse de la Banque centrale européenne, de la Commission européenne ou des gouvernements. 

C’est ça. Occupe toi de l’Europe. Et vu ce qui se passe à la présidence de l’Europe, y a du boulot. On regrette vraiment Durão Barroso.

Mais nous sommes à un moment de vérité qui impose plus d’ambition, plus d’audace, un moment de refondation.

OUI

Nous devons aussi savoir aider nos voisins d’Afrique à lutter contre le virus plus efficacement, à les aider aussi sur le plan économique en annulant massivement leurs dettes. 

OUI

Oui, nous ne gagnerons jamais seuls.

En effet.

Parce qu’aujourd’hui, à Bergame, Madrid, Bruxelles, Londres, Pékin, New York, Alger ou Dakar, nous pleurons les morts d’un même virus. Alors si notre monde sans doute se fragmentera, il est de notre responsabilité de bâtir dès aujourd’hui des solidarités et des coopérations nouvelles. Il nous reviendra aussi, dans les prochaines semaines, de préparer l’après. 

Plus tard.

Il nous faudra rebâtir notre économie plus forte afin de produire et redonner plein espoir à nos salariés, nos entrepreneurs, garder notre indépendance financière. 

OUI

Il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française et plus d’autonomie stratégique pour notre Europe. Cela passera par un plan massif pour notre santé, notre recherche, nos aînés, entre autres. 

Nos médicaments surtout !! La pénurie est là sous nos yeux. C’est pas faute d’alerter.

Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Ces mots, les Français les ont écrits il y a plus de 200 ans. Nous devons aujourd’hui reprendre le flambeau et donner toute sa force à ce principe. 

Combien. Dis-leur combien. Maintenant.

Il nous faudra bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier, la sobriété carbone, la prévention, la résilience qui seules peuvent permettre de faire face aux crises à venir. 

« Résilience » ? Tu nous expliqueras, mais plus tard.

Ces quelques évidences s’imposent aujourd’hui à nous mais ne suffiront pas. Je reviendrai donc vers vous pour parler de cet après. Le moment que nous vivons est un ébranlement intime et collectif. Sachons le vivre comme tel. Il nous rappelle que nous sommes vulnérables, nous l’avions sans doute oublié. Ne cherchons pas tout de suite à y trouver la confirmation de ce en quoi nous avions toujours cru. Non. Sachons, dans ce moment, sortir des sentiers battus, des idéologies, nous réinventer – et moi le premier. 

On t’attend de pied ferme. Toi « le premier » si tu veux. Les autres ont les chopera ensuite.

Il y a dans cette crise une chance : nous ressouder et prouver notre humanité, bâtir un autre projet dans la concorde. Un projet français, une raison de vivre ensemble profonde. 

TA chance ?

Dans les prochaines semaines, avec toutes les composantes de notre Nation, je tâcherai de dessiner ce chemin qui rend cela possible. 

Ouais, dessine. Fais des beaux dessins de merci. Affiche-les à l’hôpital. Applaudis à 20h. Dors sur tes 2 oreilles.

Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les Jours Heureux. J’en ai la conviction. 

Nous retrouverons des JH ? Avec des majuscules ?
Et surtout NON ne souris pas !!! Ne souris pas putain !

Et les vertus qui, aujourd’hui, nous permettent de tenir, seront celles qui nous aideront à bâtir l’avenir, notre solidarité, notre confiance, notre volonté. 

« Et les vertus qui, aujourd’hui, nous permettent de tenir, seront celles qui » vous mettront la plus grosse claque (sens non littéral) de votre histoire, dès qu’on pourra.

Alors prenez soin de vous, prenons soin les uns des autres.

Prend soin de nous, toi. ON t’a élu pour ça, parce que TU t’es proposé. C’est TON travail. Nous, on fait déjà notre maximum, avec tes décisions pourries.

Nous tiendrons. 

On verra, on ne sait pas. 

Vive la République. 

C’est ça.

Vive la France.

Vive la France.

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La Ministre du Confinement et du Tri anticipe l’allocution présidentielle

Françaises, Français,

Après avoir passé la semaine ante-pascale à se balader aux quatre coins de la France, notre Président de la République va enfin reprendre la parole pour la 18ème fois de la terrible crise sanitaire du coronavirus demain, lundi 13 avril 2020.

A cette mauvaise nouvelle s’ajoute donc le Communiqué Pascal de mon Ministère du Confinement et du Tri.

Ainsi, cette semaine, au Ministère du Confinement et du Tri nous avons été maintes fois contraints d’abaisser le classement du Président dans la classification nationale au mérite qui organise le tri pour l’accès aux respirateurs. En effet, alors qu’il y a exactement 4 semaines, le Président défendait bec et ongles, corps et âmes, le maintien de notre Démocratie Française – merci à lui – il nous a beaucoup déçu cette semaine en se rendant dans la même journée de jeudi ante-pascal, à Marseille pour consulter le Plus Sage Gourou Du Culte De La Personnalité Au Monde, le PSG Ducul de la Perse OM, puis au Kremlin. On est donc passé en 4 semaines, d’une véritable démocratie, à une véritable dictature poutinienne. Que l’on le sache au Ministère du Confinement et du Tri, le Président de notre République n’a pas encore été considéré irresponsable par les experts psychiatres. Il a donc perdu cette semaine 118 045 336 points dans la classification nationale au mérite des français.

Cette chute libre est contrebalancée par la remontée fulgurante dans la classification nationale au mérite de Professeur Jérôme Salomon, dit Grenouille. En effet, cette semaine, et tout particulièrement depuis ce mercredi ante-pascal, Grenouille a proposé aux français des points presse quotidiens contenant non plus seulement des chiffres, mais aussi des lettres. Nous avons donc attribué 367 210 points à Grenouille. Nous avons en effet choisi de pondérer sa remontée dans le classement, puisqu’il faut bien garder en tête que Jérôme fête ses 65 ans en ce dimanche pascal. Or, il est maintenant de notoriété publique que les plus de 65 ans sont ceux qui meurent le plus du coronavirus. De plus en plus, à l’heure actuelle, au jour d’aujourd’hui, de plus en plus, les jeunes réclament, avec la verve qu’on leur connaît, à être déconfinés, pour que seuls les plus de 65 ans restent confinés ; comme ces vieux l’étaient déjà avant le virus d’ailleurs, puisque l’on rappelle qu’à partir de 65 ans, un sénior devient un grabataire.

Cette idée lumineuse de nos jeunes, de l’avenir de notre nation, il faut s’en féliciter. En effet, cette semaine, les Grands Chercheurs Américains ont montré que dans l’état du Michigan, 40% des victimes du virus sont noires. Ainsi, les blancs ont eu l’intelligence – mais quel pléonasme l’intelligence des blancs – ainsi disais-je, les blancs ont eu l’intelligence de réclamer le déconfinement des blancs, pendant que les noirs exclusivement resteraient confinés. Je peux vous assurer que si nous avions été responsables du classement mondial au mérite de la population mondiale, nous aurions distribué des points à tous les blancs intelligents. Nous en aurions distribué également aux noirs bien élevés, dans le cadre de la parité, mais ce uniquement aux noirs confinés strictement sur leur continent africain.

Je souhaiterais terminer ce point presse pascal du Ministère du Confinement et du Tri sur 2 bonnes nouvelles qui redonneront de l’espoir à la France et aux français :

Premièrement, en ce dimanche pascal, le professeur Raoult, le PSG Ducul de la Perse OM, n’a pas relâché sa cadence de travail de soignant. Particulièrement ce soir à 20 heures, il faudra remercier ce grand professeur. Ainsi, il a eu l’idée ce matin, d’ajouter à la chloroquine dans le traitement contre le coronavirus, d’ajouter toutes, je dis bien toutes, les molécules dont le prix de la boîte est inférieur à celui du prix du ticket du métro à Marseille. Cette idée novatrice témoigne à nouveau de l’extrême courage de ce grand professeur, qui n’a de cesse de se battre contre ses homologues français qui, fiers de leur extrême richesse, n’ont pas la moindre idée du prix du ticket de métro de leur ville d’exercice.

Secondement, en ce dimanche pascal, veille de discours présidentiel, que tous ceux qui, à l’instar de la porte-parole du gouvernement français, ne savent toujours pas comment mettre un masque, que tous ces français se rassurent. Demain, le Président n’exhortera PAS les français au porc du masque. En effet, alors que les jeunes français issus des milieux défavorisés subissent de plein fouet le confinement, privés de leurs Grands Professeurs et de leurs Grands Enseignements, le Président a choisi de rappeler à tous les français qu’au nom de la solidarité nationale, la connerie s’appliquera à TOUS. Y compris à ceux qui se croiraient intelligents. Les masqués seront ainsi démasqués.

A bon entendeur, mes chers Compatriotes, Joyeuses Pâques.

Vive la République, et vive la France !

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Qui sont ces femmes ? De l’urgence d’écouter le Planning Familial

Mardi 7 avril 2020. Dans le contexte de la crise sanitaire liée au coronavirus, beaucoup de choses très positives sont organisées pour aider les gens à s’organiser. Notamment par le Ministère de la Santé pour faciliter la vie des professionnels de santé, des malades, de tous les français. C’est bien. On a besoin de ces actions rapides et efficaces.

Dans ce contexte, la voix du planning familial peine comme d’habitude à se faire entendre. Ce jour, il s’exprime sur Twitter : «  @leplanning salue les préconisations relatives à la facilitation de l’IVG médicamenteuse grâce à la téléconsultation et l’allongement du délai. Nous regrettons que le nombre de consultations ne soit pas réduit à 1 seule : l’IVG est un soin urgent, encore + en temps de Covid19. »

Je ne fais pas partie, ni ne représente, ni ne connais bien, le Planning Familial.
Je ne m’exprimerai donc pas en son nom. En revanche, je pense à ces femmes.

Qui sont ces femmes ?

C’est Lucie 15 ans, qui a voulu faire sa première fois avec son compagnon.
C’est Mélanie, 37 ans, qui a voulu une étreinte avec un inconnu, sous la douceur de l’alcool.
C’est Virginie, 25 ans, battue régulièrement par son mari, qui a été forcée.
C’est Michelle, 40 ans, qui n’envisage pas de prendre en charge plus d’un seul enfant.
C’est Pauline, 20 ans, qui vit dans un fauteuil roulant.
C’est Marie, 47 ans, qui a été au mauvais endroit au mauvais moment un soir de début 2020.
C’est Émilie, 29 ans, qui est gynécologue.
C’est Lise, 18 ans, qui vit dans la rue.
C’est Agnès, 49 ans, qui a été Secrétaire d’État.
C’est Nathalie, 55 ans, qui avait défilé contre l’avortement avec La Manif pour Tous.
C’est Jeanne, 38 ans, qui est infirmière au Collège.
C’est Jeanine, 56 ans, qui aime par-dessus tout ses petits enfants.
C’est Elsa, 40 ans, qui est mariée à un Ministre de la Santé.

Ces femmes aux prénoms français n’ont pas de visage. Elles sont blanches, noires, café au lait, jaunes, rouges, et toutes, sont accueillies au Planning Familial, avec la même constance. Elles accèdent dans l’ombre à un soin controversé. Aujourd’hui plus que jamais, l’État doit être AVEC elles. AVEC le planning.

 

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