J’arrive plus à écrire

Bon. Le dernier billet c’était le 9 janvier, et le dernier vraiment drôle c’était le 3 janvier. On est le 21 janvier, j’arrive plus à écrire. J’arrive plus à mettre mon petit grain de sel drôle dans les choses que j’ai envie de dire. Je n’ai plus le temps de lire.

Je me doutais bien que ça viendrait à un moment. Au début du blog, je me demandais quel médicament était donc bien responsable d’une telle logorrhée bien documentée, et drôle. Je voulais que ça reste drôle, au fond. C’est la psychologue, celle des Bonnnn de ce blog, qui m’avait dit que oui, j’étais drôle. Alors je veux rester drôle.

Maintenant je n’ai plus de diarrhée verbale. Je me demande quel médicament est donc bien responsable de cette annihilation subite. Je ne peux pas demander au Docteur de me re-prescrire le traitement qui me faisait bloguer. Ils ne savent pas que je blogue. Je suis allée en librairie pour stimuler mes papilles. J’ai bien aimé « Avoir une belle plume » de Pierre-Valentin Berthier et Jean-Pierre Colignon. J’ai bien aimé « Je parle parisien » de Jean-Laurent Cassely et de Camille Saféris. J’ai pensé à faire un truc du genre « Je parle le médecin ».

Ma quatrième de couverture aurait pu être : « J’ai fait plein d’hospit à l’AP. Pour mon TV j’ai été en ortho. Ils ont noté ODM à contrôler sur le CR. Pour un clostri j’ai été en gastro en iso contact où le FFI m’avait fait un TR direct. L’anest’ du CAD passait régulièrement .Je chopais tous les DECT pour faciliter la com. Ils font toujours des RCP sur moi.  » Je ne traduis pas exprès. Ça fait plus mystérieux. Et puis c’est pour mon futur livre.

Donc on disait que je n’ai plus de diarrhée verbale. Par contre je suis bien occupée avec d’autres diarrhées de symptômes de maladie. C’est peut-être ça le problème. Il y a un temps pour la maladie, il y a un temps pour l’écriture. Un célèbre proverbe portugais dit : « Primeiro a obrigação , depois a devoção » = « D’abord les obligations, ensuite les dévotions ». C’est tout à fait ça. La maladie mon obligation, le blog ma dévotion.

Je vous promet que je continue à aller chez le Docteur, à aller à l’hôpital, à aller chez le kiné, à aller chez le radiologue, à aller au labo d’analyses médicales, à aller à la pharmacie, à prendre des notes sur des thèmes sur lesquels je veux vous écrire.

Et quand je serai un esprit libre comme Nietzsche, alors j’écrirai à nouveau.

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