Le Bon Usage (de la balance en médecine)

Bon. Ceux qui ont suivi ont déjà compris, ma Bible (on reste un peu dans le champ lexical religieux) c’est : Le Bon Usage (de la langue française) de Maurice Grevisse. C’est un petit guide. C’est bien les guides. Ça aide un peu.

Il y a plein de choses qui aident (les Docteurs) à mesurer ce qui ce passe dans la vie (du malade). Et parmi ces choses : le poids. En fait, si l’on est rigoureux et que l’on se remémore la bonne vieille loi universelle de Newton, ce n’est pas « le poids » c’est « la masse », que l’on mesure en kilogrammes au moyen d’une balance. Qui rapporte donc un nombre.

J’entends souvent le raisonnement suivant :

Le Docteur : « Poids de forme ? »
Le Patient : « 53 »
Le Docteur : « Montez sur la balance »
Le Patient : « X »

Puis 2 cas se présentent,
si X < 53, le Docteur : « Oh là là, mais ça ne va pas du tout. »
si X > 53, le Docteur : « Oh, mais ça va très bien alors. »

Comment faire presque aussi simple… mais un peu plus rigoureux… il suffit d’accepter quelques règles de base de logique :
« Maigre » n’est pas équivalent à « malade ».
« Gros » n’est pas équivalent à « bien portant ».

Je viens de balancer un gros pavé dans la mare là.

Eh oui ! Finie l’époque du Roi Soleil où « gras » était équivalent à « bonne santé ». Il y a des lois qui ne sont pas universelles comme celles de Newton. Depuis les peintures de Charles Le Brun, des Grands Chercheurs ont trouvé que :
« Maigre » peut impliquer « malade » mais « malade » n’implique pas forcément « maigre ».
« Gros » peut impliquer « malade » mais « malade » n’implique pas forcément « gros ».

En fait, ça dépend.

Et donc, il convient de ne pas donner de valeur excessive à la masse. De savoir contrebalancer le poids.

C’est bien les guides, ça aide un peu.

PS : On pense que le Roi Soleil avait une maladie digestive, donc aussi, maladie du poids.

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Un commentaire

  1. Aaaaah, la balance et les docteurs. Ce moment que je hais tant à chaque rendez-vous. Ça a au moins l’avantage de me détourner du stress que pourrait occasionner ce qu’il va m’annoncer. Non, ma seule angoisse c’est la phrase honnie « Allez, je vous pèse ! »

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